Regard sur les expériences de mort imminente
Introduction
Le risque fait partie du voyage, mais ce n’est pas le but. Certains phénomènes étranges surgissent dans nos vies, surprenant notre quotidien par cette intrusion du mystérieux et de l’inexpliqué… mais la plupart d’entre nous sont loin d’imaginer qu’ils impactent aussi de nombreuses disciplines des sciences. Ces phénomènes, telles que les incursions dans l’au-delà que rapportent avoir vécues certaines personnes, par exemple, repoussent toujours plus loin les limites du connu. La possibilité que notre conscience se poursuive après la mort du corps ouvre sur de nouvelles manières de penser l’esprit et le cerveau, questionne à son tour notre nature, notre place dans l’univers et la conduite de nos vies.
Article paru dans le magazine Infinité n°1 et édité par Diverti Éditions
Chapitrage
-« Mise en place »
-« Une EMI donne une vision différente de notre monde, de notre existence et ouvre la porte d’univers différents. «
-« Revenus guéris après une expérience de mort imminente »
Aparté
-« Les composantes de l’EMI »
-« Dans Diagnostic incurable, mais revenue guérie à la suite d’une NDE (éditions Guy Trédaniel), Anita Moorjani comprend pourquoi elle a un cancer, le sens de l’univers et de sa vie. »
Mise en place
Qu’on les nomme expériences de mort imminente (EMI), expériences de mort provisoire (EMP) ou encore que l’on choisisse la forme anglaise near death experience (NDE), ces états de conscience demeurent un phénomène diffi cilement compréhensible pour de nombreux médecins, psychologues, psychiatres, mais également pour ceux qui les vivent et leurs familles.
Une EMI donne une vision différente de notre monde, de notre existence et ouvre la porte d’univers différents.
Certaines personnes n’ont jamais entendu parler des expériences de mort imminente (EMI), tandis que d’autres reconnaissent que cela leur est arrivé, mais qu’elles ne l’ont pas compris, ni raconté. Si le sujet se développe dans les médias et est aujourd’hui un objet d’étude scientifi que, les EMI ne sont pourtant pas un phénomène nouveau. Elles apparaissent dans la Bible (2 Corinthiens, 12 : 1-9), dans la République de Platon, à l’ère romaine, dans la littérature médiévale, dans le livre des morts tibétain, et on y fait même référence dans certaines œuvres d’art (par exemple chez Jérôme Bosch, William Blake), mais c’est le Dr Raymond Moody qui les a classifi ées et dénommées « expériences de mort imminente » en 1975 ( La Vie après la vie qui est devenu un best-seller international). Depuis cette reconnaissance dans les années 1970, de nombreuses recherches exhaustives ont été menées et les pionniers dans ce domaine ont grandement contribué au développement des connaissances sur les EMI. Ces dernières sont rapportées dans des circonstances aussi variées que nombreuses. On peut citer les arrêts cardiaques (mort clinique), un choc après une importante perte de sang (accouchement par exemple), un coma suite à un traumatisme cérébral ou à un AVC, après avoir échappé à la noyade ou à l’asphyxie, des maladies graves, une dépression (crise existentielle), au cours d’une méditation (expérience d’unité, d’extase ou d’illumination), lors d’un accident imminent (peur de la mort), au cours du stade terminal d’une maladie (expérience de fi n de vie), et même parfois sans aucune raison apparente.
Revenus guéris après une expérience de mort imminente
Certains cas d’EMI ont particulièrement attiré l’attention des médias et suscité de nombreux débats par les particularités qu’ils révèlent. L’un d’eux est celui d’Anita Moorjani qui souffrait d’un cancer depuis plus de quatre ans. Sa famille avait été préparée à l’inéluctable issue et, tandis qu’elle était proche de la mort, Anita Moorjani a sombré dans un profond coma. Elle a suivi la lumière et vécu une EMI incroyable, dont elle est revenue totalement guérie. Un autre témoignage, celui du neurochirurgien, le Dr Eben Alexander, est tout aussi remarquable par différents aspects. Après avoir contracté une forme rare de méningite, il a passé sept jours dans le coma et, tout comme Anita Moorjani, il en est sorti « miraculeusement » guéri. Plusieurs éléments de son EMI sont particulièrement fascinants. L’un d’eux est le récit de sa rencontre (pendant son EMI) avec une belle jeune femme qu’il découvrira (après son réveil) être sa sœur biologique décédée, qu’il ne connaissait pas puisqu’il avait été adopté. Un autre point intéressant tient à sa qualité de neurochirurgien car, malgré sa formation médicale, sa connaissance approfondie du cerveau et ses tentatives de rationaliser son expérience, il est désormais persuadé que le paradigme actuel selon lequel la conscience serait localisée dans le cerveau, est incorrect. Nous ne savons pas ce qui se passe après avoir franchi défi nitivement le seuil de la mort, mais, à l’heure où certains œuvrent pour tenter de fuir cette réalité de notre propre fi nitude, de la souffrance, de la maladie et de la vieillesse, le monde deviendra peut-être meilleur si nous nous inspirons des messages que rapportent ceux qui ont soulevé le voile. Écouter et lire ce que témoignent les personnes qui ont vécu une EMI, ouvre une porte d’apaisement de la peur de la mort et nous fait entrevoir des clefs pour comprendre le sens de notre vie.
Les composantes de l’EMI
Les personnes ayant vécu une EMI ne rapportent pas toutes les mêmes vécus, mais il y a des éléments récurrents. Il y a le fait d’entendre, en état apparent d’inconscience, des gens dire qu’ils sont morts, que le cœur s’est arrêté, qu’ils ne vont pas survivre. Certaines personnes déclarent avoir été soudain attirées hors de leur corps pour se retrouver en un point proche du plafond. Elles peuvent entendre un siffl ement allié à une sorte de bourdonnement ou de claquement, au moment où elles « sortent » de leur corps. Elles ont la sensation d’être en apesanteur et n’identifi ent plus le corps comme étant une part d’elles-mêmes, mais remarquent les détails des évènements qui se déroulent autour de leur corps. Tout le monde ne relate pas être entré dans un tunnel. Certains témoignent d’une transition de l’obscurité à la lumière. Les parois du tunnel peuvent être recouvertes d’une texture spécifi que (velours, tôle ondulée, terre ou même béton). Au bout de l’obscurité, se trouve une vive lumière qui n’éblouit pas. Il y a souvent une revue de vie. Le panorama de la vie peut inclure tous les évènements importants comme les plus insignifi ants. Les individus sont confrontés aux conséquences de leurs actes et en ressentent les effets. Il y a des rencontres avec des proches décédés qui, très souvent, leur indiquent que leur heure n’est pas venue et qu’ils doivent repartir. Un « être de lumière », dont émane un amour profond, apparaît dans certains récits d’EMI. Il peut se présenter sous une forme religieuse associée à la culture de la personne. Toute communication se fait télépathiquement. L’une des composantes les plus répandues est le sentiment d’une joie immense, de paix, d’amour et l’absence de douleur. Il peut y avoir un vécu d’unité et d’interconnexion entre tous les individus, ainsi que la sensation d’un retour « à la maison ». Le temps semble perdre toute signifi cation et certains rapportent des aperçus d’évènements futurs.
Dans Diagnostic incurable, mais revenue guérie à la suite d’une NDE (éditions Guy Trédaniel), Anita Moorjani comprend pourquoi elle a un cancer, le sens de l’univers et de sa vie.
« Je n’avais pas l’impression d’avoir été physiquement ailleurs – mais plutôt de m’être réveillée. […] Mon âme prenait enfin conscience de sa vraie magnificence ! Et ce faisant, elle se dilatait au-delà de mon corps et de ce monde matériel. Elle se dilatait encore et encore jusqu’à inclure non seulement cette existence, mais aussi un autre monde situé hors du temps et de l’espace. […] Le sentiment d’amour inconditionnel total et pur ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu auparavant… Aucune discrimination, comme celle de me demander par exemple si je le méritais ou non, ou si je devais faire mes preuves pour l’obtenir, n’y était impliquée. […] Je sus que ma vie était intimement liée à tout ce que j’avais connu jusqu’à maintenant. Mon expérience était comme un fi l tissé dans les immenses images complexes et colorées d’une toile infi nie. Tous les autres fi ls et toutes les autres couleurs représentaient mes relations, y compris chaque vie avec laquelle j’avais eu un contact. […] Sans doute n’étais-je qu’un fi l, mais j’étais un élément indispensable à l’image fi nale tout entière. Voyant cela, je compris que je me devais, pour moi, pour tous ceux que je rencontrais, et pour la vie elle-même, de toujours être l’expression de ma propre essence unique. »
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